Naturopathe, un métier en devenir

«La naturopathie ? C'est un bien grand mot ». Franck Petit, installé depuis cinq ans, ne prend pas de gants. Le regard franc, sans détour, pour lui, être naturopathe « c'est avant tout responsabiliser les gens, les faire travailler sur leur hygiène de vie ». Deux chevaux de batailles : l'alimentation et la gestion du stress.

Docteur en biochimie et titulaire d'un DEA Nutrition et Sciences des aliments, Franck Petit est le seul naturopathe installé à Vichy.


Pour y parvenir, il dispose de tout un arsenal : plantes, huiles essentielles, compléments nutritionnels. Comme il l'explique lui-même, « le naturopathe est à la médecine alternative ce que le généraliste est à la médecine conventionnelle ». Cela nécessite d'avoir des compétences transversales larges, de façon à pouvoir éventuellement orienter le « client » vers un spécialiste. « Client » car la profession n'est pas reconnue par l'État. Les termes « patient » et « diagnostic » sont à bannir. Chez le naturopathe, les clients font des bilans de santé.

« Nous sommes dans la même position que les ostéopathes il y a quelques années ». Les adeptes de la médecine douce sont pourtant en constante augmentation depuis que Franck Petit s'est installé à Vichy. « Les gens viennent parce qu'ils en ont marre de prendre des médicaments. Ma clientèle est assez âgée, entre 50 et 70 ans. Ils connaissent par c'ur la liste des anti-inflammatoires et des antalgiques. Ils veulent essayer autre chose ».

Malgré tout, Franck Petit ne tourne pas « à plein ». Il recommande vivement à ceux qui voudraient ouvrir un cabinet de ne pas tout quitter du jour au lendemain. « Il vaut mieux conserver une autre activité en parallèle, au moins au début. Les semaines ne sont pas très chargées ».

Sur les rapports qu'il entretient avec la médecine conventionnelle, le praticien est très clair : « Il n'y a pas de guerre. Nous sommes en désaccord sur un certain nombre de questions, mais nous sommes complémentaires ». Les naturopathes reconnaissent, Franck Petit le premier, qu'ils sont incapables de traiter une urgence. Pour lui, la grande différence entre les deux médecines, c'est le rôle du patient\client. « Quand on va chez le médecin, on s'en remet à lui. C'est lui qui fait le boulot à notre place. Quand on sort de chez moi, on a des devoirs ».

Comme pour toute profession non reconnue, il y a un risque de confusion. « N'importe qui peut se déclarer naturopathe. C'est un phénomène qui décrédibilise la profession et qui n'est pas sans risque ». Aussi, Franck Petit invite les clients à se renseigner sur le parcours de leur thérapeute, sa formation, ses pratiques. Dans le doute, il vaut mieux contacter l'OMNES (Organisation des médecines naturelles et d'éducation de santé). Il est notamment très réservé sur l'utilisation du jeûne. « En cinq ans d'activité, je n'en ai jamais prescrit. C'est quelque chose qui doit être très encadré. On n'entre ni ne sort d'un jeûne sans préparation ».

(lamontagne.fr)

Lire la suite >>

2009-05-04 

Vous devez être connecté à votre compte pour ajouter des commentaires. Si vous n'avez pas de compte, merci de vous enregistrer.

facebook
facebook
facebook
youtube
facebook

 

Nos sites partenaires

facebook
facebook

 
Euro-France Médias Ministère Industrie France Télévisions