

Entre crise économique et scandales financiers, les banques et les sociétés d’assurance emploient environ 600 000 personnes en France.
Un secteur qui traine une mauvaise réputation
La crise financière et les scandales à répétition ont sérieusement écorné l’image du secteur et des métiers de la banque. Paradoxalement ce secteur recrute, notamment pour combler les départs en retraite des “papy-boomers”. Depuis 2008, 180.000 personnes ont été recrutées.
De leur côté, les compagnies d’assurances (Groupama, AGF, AXA, MACIF, MAAF, etc.) emploient 145.000 salariés mais elles misent sur le vieillissement continu de la population et le développement de nouveaux produit pour perdurer leur activité. Elles aussi continu a recruter.
Place aux commerciaux
Sur un marché très concurrentiel, sociétés bancaires et assureurs recherchent des profils commerciaux (de niveau bac + 2 ou bac + 3) pour gérer un nombre toujours plus élevé de contrats. Mais l’augmentation des qualifications est apprécié (40 % des employés du secteur sont cadres) : les titulaires de bac + 5 sont prisé de par la complexité des produits et à l’évolution des métiers.
Un point très important persiste, la mobilité interne et l’évolution de poste reste forte dans ces grands groupes.
Afin de maîtriser au mieux les risques du marché et de limiter les pertes, le secteur bancaire recrute bon nombre d’analystes financiers et de spécialistes du crédit.
Années de reprise, crack immobilier ?
Le secteur de l’immobilier semble mieux se porter depuis 2 ans. Mais l’euphorie vécue au début des années 2000 a servi de leçon et les professionnels restent prudents. Les entreprises en 2008 avait diminué leurs effectifs de 11 %, mais aujorud’hui des taux de crédit exceptionnellement bas et des mesures gouvernementales sont favorables aux acheteurs. Ces mesures restent incertaines d’une année à l’autre. La reprise reste donc fragile… Côté recrutement, les employeurs restent prudents, mais les emplois repartent à la hausse. Les gros réseaux (Foncia, Orpi, century 21) reste les premiers employeurs du secteur avec en 20 000 collaborateurs. Mais attention on parle de crack immobilier fin 2011 dans les logements anciens à Paris.
Des cadres très choyés
Un agent immobilier allie aujourd’hui des compétences commerciales, de bonnes connaissances juridiques et fiscales, voire des compétences techniques dans le bâtiment. La professionnalisation prime, fini la formation « sur le tas ». Cette évolution des besoins profite d’abord aux cadres, de plus en plus nombreux. Les bac + 5 issus d’école de commerce, les troisièmes cycles en finance ou fiscalité ainsi que les titulaires de diplômes spécialisés (ICH, ESPI, etc.) sont aujourd’hui parmi les profils les plus recherchés.