

L’environnement est la préoccupation de tous : un secteur en plein essor
Les éco-industries sont de plus en plus présentes en France. Le terrain de jeu : captage et distribution d’eau, recyclage des matériaux, dé-pollution des sites… Ces entreprises un peu particulières ont pour activité principale la mesure, la prévention et la réduction des pollutions en tout genre (déchets, bruit, etc.). Ces éco-industries emploient à elles seules près des deux tiers des salariés “environnementaux”, le tiers restant revient à la gestion des ressources naturelles et aux activités transversales (administration et R&D). Ce qui représente à l’heure actuelle 340 000 emplois.
A savoir que certaines de nos entreprises françaises exportent aujourd’hui leur savoir faire à l’étranger. C’est la traduction d’un marché fleurissant et riche pour les années à venir.
Dans l’éco-industrie, le traitement des eaux usées et la gestion des déchets emploient plus de la moitié des actifs du secteur, le plus souvent à des postes de technicien. Depuis quelques années, les métiers liés aux énergies renouvelables et à l’économie d’énergie sont eux aussi une source non négligeable d’emploi.
L’industrie traditionnelle recherche quant à elle des profils plus qualifiés – des ingénieurs, notamment – pour évaluer l’impact environnemental de ses activités, réduire les nuisances et sensibiliser son personnel à la préservation de l’environnement. Le poste de chargé de développement durable est par exemple en plein essor. Mais l’augmentation du nombre d’embauches dans le secteur ne profite pas forcément aux métiers spécifiquement environnementaux : les entreprises font souvent appel à des techniciens et ingénieurs polyvalents, spécialisés par exemple en HSE (hygiène, sécurité et environnement). Enfin, certains domaines d’activité, comme la gestion d’espaces naturels, sont aujourd’hui victimes de leur succès. En conséquence, les diplômés qui sortent des écoles sont trop nombreux par rapport au nombre de postes proposés.
Au final, l’accroissement du nombre d’emplois a été évalué entre 39 000 et 43 000 à l’horizon 2015 : 17 000 créations d’emplois dans le secteur de l’eau de la biodiversité – avec un pic en 2010/2011 -, 17 000 créations d’emplois dans le secteur des déchets - l’effet emploi du Grenelle y est très progressif - et 5 000 créations d’emplois dans le secteur de la pollution de l’air - dont les effectifs s’accroîtraient de 50 % d’ici à 2020.