
Salariées ou conjointes des chefs d'exploitation, les femmes ont toute leur place dans les fermes modernes.
Il est loin, le temps où le travail des conjointes d'agriculteurs était bénévole, sans reconnaissance légale. Aujourd'hui, les agricultrices ont un statut : elles peuvent être associées à l'exploitation, au même titre que les autres membres d'un Gaec, par exemple. Certaines ont le statut de conjointe d'exploitant, d'autres sont tout simplement salariées de l'exploitation.
C'est pour faire le point sur la place des femmes dans les exploitations vendéennes, que les agricultrices de la FDSEA se sont retrouvées, mardi 6 à La Chaize-le-Vicomte.
Sylvie Douillard, la présidente de la commission agricultrices du syndicat agricole, l'affirme : « La profession d'agricultrice doit se développer. La formation au métier d'agricultrice doit s'ouvrir davantage aux femmes dans les écoles. »
Ce sont d'ailleurs les agricultrices des Pays de la Loire, avec l'aide de la Région, qui sont à l'origine du document « L'agriculture au coeur de nos vies ! Pour agir et construire ensemble ». Un document ludique et pédagogique, qui explique le métier d'agriculteur et veut garantir les bonnes relations entre le monde rural et les « rurbains » : ces nouveaux arrivants qui ne comprennent pas toujours, et parfois ne tolèrent pas, les activités agricoles : le bruit des machines, les odeurs du fumier, les domaines privés de l'agriculteur...
Et Joël Limouzin, le président de la FDSEA, est venu rappeler que lors des prochaines élections aux chambres d'agriculture, le souhait est d'obtenir une participation active des femmes et 25 % d'élues.
(larochesuryon.maville.com - 12/12/2011)