
Au moment de leur apparition, Internet puis les sites d’offres d’emplois généralistes et spécialisés avaient suscité des interrogations sur l’avenir des cabinets de recrutement.
10 ans plus tard, les cabinets de recrutement ont non seulement maintenu leur modèle, mais également développé leur offre.
Les réseaux sociaux professionnels sont un phénomène majeur de même envergure et font partie de la stratégie actuelle et future. C’est un moyen de sourcing efficace et complémentaire, permettant notamment un gain de temps évident aux assistants de recherche lors des missions de chasse et de leur phase d’identification.
Le revers actuel de la médaille
Les réseaux sociaux proposent aujourd’hui aux recruteurs des moteurs de recherche regroupant les candidats se disant en recherche ou à l’écoute d’offres d’emploi. Cependant, comme tout moyen de sourcing, les réseaux sociaux ont des limites (d’où l’intérêt d’en utiliser plusieurs) :
- certains candidats y sont sur-sollicités, alors qu’ils ne souhaitent pas être contactés ou qu’ils ne sont pas intéressés par les postes proposés,
- d’autres cherchent à provoquer une surenchère salariale, ce qui fausse le marché du travail,
- la distinction entre candidats passifs et actifs est moins évidente, car ce ne sont pas eux qui viennent vers l’opportunité mais l’inverse, d’où certains aléas en cours de process liés à une motivation toute relative,
- les missions pour des localisations difficiles ou dont les rémunérations sont très encadrées y connaissent peu de retour,
- la mise à jour des profils y est très inégale…
Par ailleurs, le fait de pouvoir s’adresser uniquement à des personnes choisies, et non de permettre à tous d’avoir connaissance d’une offre d’emploi, pose problème en matière de fluidité de l’emploi et de sourcing diversifié, lorsqu’un recrutement passe uniquement par ce mode de sourcing.
Enfin, cet extraordinaire phénomène n’est pas encore à maturité : tout le monde n’y est pas présent, certaines filières métiers n’ont pas du tout intégré les réseaux sociaux dans leurs habitudes professionnelles ; le modèle économique n’est pas calé, avec beaucoup de gratuité ou des tarifs très accessibles.
(parlons-recrutement.michaelpage.fr - 08/12/2011)