
Quatre questions à...
Paul Tourret, directeur de l'Institut supérieur d'économie maritime de Saint-Nazaire.
Quelle est la part des emplois liés à la mer ?
La fonction portuaire est une fonction très moderne qui répond parfaitement aux exigences d'un monde global en permettant l'échange des marchandises et des matières premières. Dans l'estuaire, on dénombre 8 000 emplois liés aux activités portuaires dont 5 500 sur la partie nazairienne.
La logistique est aussi un gisement pour le futur ?
Tout n'est pas fixé. Il y a encore des blocages tant que les plans de prévention des risques technologiques ne sont pas arrêtés, notamment à Montoir autour du site Yara. Ce n'est pas encore une réalité, mais l'activité logistique est un vrai enjeu avec une large palette de métiers.
Une importante réserve d'emplois.
Et la filière navale ?
On ne peut rien promettre pour la navale. Chaque paquebot est une exception. Il y a peu de clients pour signer une commande de plus de 500 millions d'€. Mais nous sommes le seul site à disposer du savoir faire pour des coques aussi importantes. Et le marché de la croisière connaît une croissance annuelle de 7 %.
Les éoliennes off shore, est-ce prometteur ?
Les énergies marines renouvelables sont un nouveau business. Si c'est uniquement pour construire le champ d'éoliennes en face de Saint-Nazaire, ce sera juste un coup. Si on développe des process industriels pour construire des mâts et des structures flottantes, si on parvient à structurer un tissu industriel autour de ça, on peut travailler sur une vraie diversification pour Saint-Nazaire. Et nous avons le bon territoire pour ça avec notre site bord à quai, qui réunit STX, DCNS, Alstom et le savoir-faire de nombreuses PME et PMI.
Depuis Fukushima, pas mal de certitudes sont tombées sur le nucléaire.
L'augmentation du prix du pétrole joue aussi en faveur des énergies nouvelles.
Il y a une vraie dynamique et les acteurs ligériens sont déjà au travail. Pour l'instant c'est le parcours sans faute !
(Ouestfrance-emploi.com - 24/11/2011)