
Mathieu Kassovitz est de retour devant et derrière la caméra dans le long-métrage "L’ordre et la morale".
L’histoire se déroule en avril 1988, Île d’Ouvéa, en Nouvelle-Calédonie.
Trente gendarmes sont retenus en otage par un groupe d’indépendantistes Kanak. 300 militaires sont envoyés depuis la France pour rétablir l’ordre.
Un face à face prend alors place entre Philippe Legorjus, capitaine du GIGN, et Alphonse Dianou, chef des preneurs d’otages. À travers des valeurs communes, ils vont tenter de faire triompher le dialogue.
Mais, en pleine période d’élection présidentielle, lorsque les enjeux sont politiques, l’ordre n’est pas toujours dicté par la morale...
La sortie de ce film est l’occasion de se pencher sur le métier de militaire.
Devenir militaire
L’armée compte de très nombreux métiers : parachutiste, marin, soldat, pilote, renseignements, télécommunications, etc. Mais tous ont des valeurs communes. Ordre, hiérarchie, cohésion, discrétion, solidarité…
Même si cette carrière s’est professionnalisée, et que certains pensent pouvoir jouer aux petits soldats par dépit, le métier de militaire exige d’en avoir la vocation.
Sans cela, il est quasiment impossible de tenir le rythme physique imposé, d’accepter la distance avec sa famille lors d’opérations extérieures (OPEX), voire de se retrouver nez à nez avec la mort.
Salaire et carrière
Les salaires sont plutôt bas en début de carrière, de l’ordre de 1 200 euros, mais en étant nourri, logé, blanchi.
Il existe également des primes de risque qui peuvent venir "mettre du beurre dans les rations de combat".
Et, lors des OPEX, qui durent quatre à six mois, les soldats touchent 1,5 fois leur salaire. Les gradés, quant à eux, gagnent environ 1 350 euros, les sous-officiers 1 500 et les officiers 3 000 euros par mois en moyenne.
A noter qu’il existe des contrats d’un, trois ou cinq ans, tous renouvelables… à condition d’être à la hauteur du challenge humain et physique. Rompez !
(Angel Herrero Lucas, Orientations - 18/11/2011)