Depuis le début de saison, le DFCO s’est mis au diapason des règles de sécurité propres à la Ligue 1 et s’est considérablement renforcé en ce sens. Explications.
Le match, ils le voient du coin de l’œil. Car leurs regards scrutent tout ce qui a trait à l’extra-sportif. Pourtant, ils sont les premiers à arriver au parc des Sports, presque quatre heures avant le coup d’envoi. A leur tête, un homme, Gérard Pastor, à qui Bernard Gnecchi a donné carte blanche pour mener à bien la sécurité.
Si l’accession à l’élite explique en partie cet engouement, les superviseurs ne sont pas dupes : « Certains en profitent pour voir uniquement le match. C’est comme ça qu’on en a renvoyé une quinzaine. » En charge de l’accueil et du placement des spectateurs, ils sont les yeux du PC de sécurité.
C’est évidemment de là-haut, en surplombant la tribune Sud, que tout est contrôlé.
« Une cellule de crise en quelques minutes »
« Il peut s’agir d’individus comme des cardiologues, des ambulanciers ou encore des électriciens qu’on peut avoir sous la main au cas où. » Notamment pour la panne de courant (voir par ailleurs). A cela s’ajoute une vingtaine d’agents de sécurité incendie mobile dans l’enceinte. Tout ce petit monde s’échine à sécuriser chaque match. « En cas de force majeure, on est prêt à réunir une cellule de crise en quelques minutes avec le public captif et la police urbaine. » Un cas qui ne s’est pas encore présenté, les contrôles effectués à l’entrée, dits « de palpation », tendant à réduire les risques. « On touche du bois, on n’a pas eu d’incidents », se réjouit Gilles Bandelier. « La seule fois où ce fut chaud, c’était contre Saint-Etienne où les forces de l’ordre se sont dirigées vers les tribunes des visiteurs sans que j’en donne l’ordre. Mais à ce moment-là, je portais secours à une personne victime d’un AVC… elle s’en est sortie. »
(bienpublic.com - 22/02/12)