
Éric Nadeau a été infiltrateur, c'est-à-dire qu'il est entré chez les Bandidos pour le compte de la police de Montréal, en pleine guerre des motards.
Normand Brisebois a eu une trajectoire inverse: il a commencé à collaborer avec la SQ alors qu'il était membre du Dark Circle, affilié aux Rock Machine. Mais les deux partageaient la même hantise: celle d'être démasqués, car cela signifiait à coup sûr la mort après une «balade» en auto, comme dans un épisode des Soprano.
«Notre travail est une profession de foi. On y va avec l'idée qu'on est appuyé à 100%. Jamais on n'imagine que le danger peut venir de l'intérieur, même si ça m'est arrivé de me poser cette question. Il n'y avait que de trois à cinq personnes au SPVM, dont mes contrôleurs, qui savaient qui j'étais. Pour les autres policiers, j'étais un motard.»
(cyberpresse.ca - 20/01/12)