
Après l'armée de l'air en septembre, c'est au tour de la Marine de lancer sa campagne de recrutement.
Sa campagne qui vise les jeunes, de 16 à 29 ans, prévoit, entre autres, l'ouverture d'une page sur Facebook. A la clé des postes mixtes dans de nombreux domaines, à l'exception des sous-marins où les femmes sont toujours priées de rester à quai.
«Avec un objectif de recrutement de 3000 personnes par an, il nous faut toucher 20 000 candidats potentiels», explique le capitaine de Vaisseau Philippe Ebanga, chef du service de recrutement de la Marine.
Cible visée : les jeunes, de 16 à 29 ans, avec une campagne qui leur est dédiée. Message choisi: «Et si vous étiez déjà marin sans le savoir?», décliné à travers deux spots télé et un autre sur le net, à partir du 22 janvier. «Le but de ce message est de se détacher des idées toutes faites liées à l'élitisme. Il faut savoir par exemple qu'il suffit d'avoir le bac pour piloter un hélicoptère NH 80 Caïman ou un Rafale», précise Philippe Ebanga.
«Dans la peau d'un marin» sur Facebook
Au programme également, une page Facebook baptisée «Dans la peau d'un marin», qui propose de découvrir les métiers, via un jeu où l'on incarne un mécanicien, un matelot, un plongeur démineur dans des missions tirées du réel. Avant la Marine, l'armée de terre a aussi eu recours à Facebook, réussissant à attirer 113 000 internautes depuis le lancement d'une page dédiée au recrutement en juin. Comme pour les d'entreprises, ce media est devenu incontournable, pour attirer les jeunes qui se connectent une heure par jour et compte 115 «amis» en moyenne.
Dans le détail, la Marine recrute 200 officiers. Parmi eux, 65 viennent de l'École Navale, qui sélectionne via le concours commun Centrale-Supelec. Au niveau bac + 2, quelque 770 officiers marins (sous-officiers de la Marine), diplômés de l'école de Maistrance sont embauchés annuellement. L'École des matelots diplôme de son côté 1300 personnes, du niveau 3e au bac. «Elle est la contribution de la Marine à l'égalité des chances», observe Philippe Ebanga. Sont également prévus 180 mousses et 550 volontaires.
(lefigaro.fr - 20/01/12)