
Un métier méconnu, designer sonore, en plein boom chez les constructeurs automobiles.
Entre la nécessité de rendre les voitures électriques audibles des piétons et le désir de maîtriser au mieux la signature sonore d’un véhicule, ces spécialistes de « l’esthétique du bruit » jouent un rôle de plus en plus important.
Jusqu’alors, ils se contentaient de peaufiner le son d’un claquement de portière, de tapisser les passages de roues de matériaux absorbants ou de choisir avec soin les coussinets de suspensions. En clair : on tentait de contenir le bruit, de le rendre le plus agréable possible et d’empêcher qu’il n’envahisse l’habitacle. Mais les designers sonores peuvent désormais compter sur une alliée de poids : l’électronique, qui permet d’aller beaucoup plus loin.
L’électronique repère les bruits indésirables et les neutralise en émettant un son en opposition par l’intermédiaire des haut-parleurs de la radio. Cette technologie, c’est du pain bénit pour les ingénieurs : elle permet de réduire fortement le bruit à bord sans avoir à lester l’auto d’insonorisants, ce qui tombe à pic à l’heure où les constructeurs chassent le moindre kilo en trop sur leurs nouveaux modèles. À terme, la technologie d’annulation active du bruit permet même d’envisager des voitures totalement dépourvues d’insonorisants passifs, avec plusieurs dizaines de kilos d’économisés au passage.
(blog.motorlegend.com - 17/01/12)