
La pêche ? Un métier dangereux. la situation s'améliore d'après l'Institut maritime de prévention.
On meurt encore beaucoup à bord des bateaux de pêche ?
Françoise Douliazel, directrice adjointe de l'Institut Maritime de Prévention: C'est un métier très dangereux, même si, depuis 2006, on constate une baisse des accidents du travail à bord des bateaux de pêche.
C'est à relativiser et à mettre en relation avec la baisse du nombre de marins. Si on compare avec d'autres secteurs dangereux, comme le BTP, on constate tout de même une baisse intéressante. En 2005, à la pêche au niveau national, il y a eu 110 accidents déclarés pour 1.000 emplois équivalents temps plein. En 2010, il y en a eu 80. C'est un chiffre qui se rapproche de plus en plus du secteur du bâtiment à terre, également accidentogène. Ça reste tout de même une situation de travail à risque.
On n'aura jamais à la pêche les chiffres du tertiaire.
À quoi l'attribuez-vous?
Yvon Le Roy, directeur de l'IMP: il y a beaucoup d'actions de prévention, notamment à travers notre institut, qui est de plus en plus sollicité par les pêcheurs. On nous demande d'embarquer sur des bateaux, de poser des diagnostics, de former les marins. On ne construit plus de navires neufs. Pour la sécurité, soit on agit sur les comportements, soit on agit sur les outils.
Comment intervenez-vous auprès des marins?
En 2011, nos deux ingénieurs ergonomes et nos techniciens en hygiène et sécurité ont vu 60 équipages de bateau à quai. Et une vingtaine de bateaux en mer. On a aussi embarqué sur les douze navires de la Scapêche, pour faire un audit de sécurité.
L'idée étant de fournir à l'armement et à son comité d'hygiène et de Sécurité des éléments précis sur les différentes situations de travail.
(lorient.letelegramme.com - 16/01/12)